SOMMAIRE DU NUMERO 9

Made in Rouen EMEM Rencontre du 3e type

Edito Un été dans l’ombre
Climax Temps forts de saison
Monet à Rouen Compris 5/5
Hey Einstein L’agenda de la meilleure version de vous-même
Et toujours
Hype, la journée top tendances
Les Passant(e)s : par Justine Decroix
Expos : nos 25 expos de l'été
L’Agenda des Spectacles
Les P’tits intellos
Les instantanés, par Justine Decroix
a voir ailleurs, ça vaut le détour aux alentours
Ça matche, la prog fait parfois bien les choses
Le quizz « amazing »
Compris 5/5 : Aristide Cavaillé-Coll
Etc






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Au sommaire
Made in Rouen
EMEM

Rencontre du 3e type

Avec 400.000 albums vendus, le dessinateur Emem s’est imposé dans la SF sous l’aile de son compère, rouennais lui aussi, Fred Duval. Rencontre à l’occasion de l’expo qui leur est consacrée au centre d'art de la Matmut.

400 000 albums vendus en plus de vingt ans de carrière, mais pas le "boulard" ni les chevilles qui enflent. À 49 ans, le dessinateur normand Mathieu Ménage, alias Emem - contraction des noms des musiciens M et Eminem - s’est imposé en douceur dans le paysage de la bande dessinée française. Avec son trait de crayon « semi-réaliste et en mouvement », comme il le définit lui-même, et ses couleurs lumineuses, il a signé les dessins de plusieurs séries de BD de science-fiction majeures, telles Carmen Mc Callum, Renaissance ou Apogée, ces deux dernières ayant été réalisées en collaboration avec le scénariste Fred Duval et l’illustrateur Fred Blanchard. C’est d’ailleurs aux côtés de ces deux artistes qu’Emem est mis à l’honneur dans une exposition au centre d’art contemporain de la Matmut, du 20 juin au 4 octobre.

A.L : Hasard ou vocation. Comment devient-on un auteur de BD édité par de grandes maisons ? Quel est ton parcours ?

E: Le dessin a toujours été un mode d’expression, depuis tout petit. La différence, c'est que je ne me suis pas arrêté. Je suis autodidacte, j’ai eu une formation artistique mais pas spécifique à la bande dessinée. Et puis chemin faisant, on rencontre des gens qui ont les mêmes affinités, les mêmes goûts. De les voir...

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Edito Un été dans l'ombre

Eté 2026

Chers lecteurs et lectrices,

L’été à Rouen possède cette lumière crue, presque insolente, qui donne l'illusion de tout dévoiler. Sous le soleil, les vieilles pierres s'illuminent, les corps se révèlent, et l’on se prendrait presque à croire que la ville s'offre à nous, évidente et sans mystère. Mais méfiez-vous de ce mirage estival : derrière ses allures de carte postale, Rouen reste une vieille dame pudique qui a érigé la cachotterie en art de vivre.
C’est d'ailleurs là tout son délicieux paradoxe. Prenez Claude Monet, le maître absolu de la lumière. On l'imagine volontiers, barbe au vent, bravant les éléments sur le parvis pour peindre ses Cathédrales, qui font résonner le nom de Rouen partout dans le monde. En vérité, c'est bien à l'abri des regards, planqué derrière un rideau dans un magasin pour dames, que le peintre a accouché de son chef-d’œuvre. Pour saisir l'essence de notre cité, il faut parfois savoir, comme lui, l'observer depuis l'ombre. En été ça tombe bien.
Des ombres, nos pavés en regorgent. Et la vieille dame garde parfois longtemps ses secrets. Qui aurait pu deviner qu'un bienheureux coup de pelleteuse fasse surgir des entrailles de Rouen, un jour d'août 1976, un monument juif du XIIe siècle, unique en Europe, et dont personne ne supposait l'existence ? Rouen s'écrit en strates, en secrets pieusement enfouis, et en magnifiques mensonges. À l'image d'Emma Bovary, l'héroïne de Flaubert, s'inventant de fausses leçons de piano, à une adresse rouennaise purement fictive, pour masquer ses amours clandestines. Notre ville n’est pas qu'un simple décor, c'est une complice silencieuse.
Que d'autre vous cache-t-on encore ? Eh bien tout le reste des choix éditoriaux brillants de nos rédacteurs, que vous découvrirez au fil de ces pages. Quant à nos invités, EMEM, Les Plastiqueurs, Poley Luard, ils cultivent aussi, en bons Rouennais, un certain sens de la discrétion, pourtant leur travail se montre au plus grand nombre.
L'été n'est pas qu'une saison de farniente, c'est une invitation à ouvrir l'œil sur ce qui, d'ordinaire, nous échappe. À cause de la pluie dans les yeux pardi.
Passez un très bel été, curieux, frondeur, et dans l'ombre... juste ce qu'il faut.










 La rédaction  

Thomas
Godeby
rédac chef Cofondateur en 2011 du magazine gratuit What's Up Rouen, Thomas a tenu bon, douze ans, avant de se lasser de la gratuité. Maintenant il va vous le faire payer.

Nathalie
Ochal
culture Longtemps communicante dans le secteur culturel, Nathalie s'est lassé des cross-posts, des newsletters et du benchmark. Désormais elle rédige en toute indépendance, et en bon français. www.litote.eu

Food in Rouen
Manon Folliet
food & tendances Manon aime sensibiliser les rouennais à la chance qu'ils ont de vivre à Rouen ! Gourmande et à l'affût des tendances, elle a rassemblé autour de son insta une jolie communcauté de crevards.

Jacques
Tanguy
histoire Historien, écrivain et conférencier, Jacques Tanguy a tout écrit, ou presque de Rouen et de son histoire. Une passion qu’il aime partager et rendre accessible à tous depuis des décennies.

Laurent
Restencourt
histoire & images anciennes Musicien, dessinateur, cinéphile, Laurent est surtout un amoureux de Rouen. Du genre transi. Incollable sur son histoire et féru d'images anciennes. Il a créé et anime la page facebook "Rouen d'antan"

Justine
Decroix
photo & iconographie Justine est une "slasheuse", une polyvalente : Photographe, community manager, rédactrice, bref une curieuse. Pour sa rubrique, Les Passant(e)s, elle viendra peut-être vous tirer le portrait à l'occasion.

Raphaël
Monteiro
scène locale Musicien et producteur de label, Raphaël a toujours un oeil attentif à la scène locale. Tandis que l'autre mate un vieux Dragon Ball en vf.

Albert
Lourdes
société Passionné de culture ninja, Albert aime l'anonymat. Et ça tombe bien, car c'est dans l'ombre qu'il creuse le mieux les enjeux et maux de notre époque.






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